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Diaspora et politique

Céni : la position de l’UFC

12 octobre 2009

LOPL’UFC ne veut pas d’Henri Kolani à la tête de la Céni lui préférant une personnalité indépendante comme Mgr Nicodème Barrigah qui préside la Commission « Vérité, justice et réconciliation ». C’est l’objet des laborieuses discussions qui se sont déroulées le week-end dernier à Ouagadougou, puis tout au long de la semaine avec le ministre de l’Administration territoriale. Faute d’un accord, la désignation d’un nouveau président de la Céni – principe accepté par l’ensemble des partis politiques – revient à la Commission elle même. On devrait connaître le nom de l’heureux élu lundi.

Voici le communiqué publié par l’UFC relatif au choix du président de la Céni

Lors des récentes discussions politiques sous l’égide du Facilitateur à Ouagadougou, le 3 octobre 2009, l’opposition a proposé comme solution à l’impasse qui prévaut à la CENI, que la présidence de cette institution soit confiée à une personnalité extérieure de consensus, ce qui aurait l’avantage de rassurer les populations togolaises.

Le RPT a invoqué l’impossibilité de mettre en œuvre cette proposition au motif que l’introduction d’une personnalité extérieure conduirait à augmenter le nombre des membres de la CENI et donc à modifier le code électoral, en ajoutant qu’en ce qui le concerne, il n’est pas prêt à sacrifier un de ses sièges dans le but d’éviter cette modification.

Au cours des discussions qui se sont poursuivies à Lomé du 6 au 8 octobre 2009, l’opposition a réitéré sa proposition d’une personnalité extérieure de consensus, en avançant le nom de Mgr Nicodème BARRIGAH, actuel président de la Commission Vérité-Justice-Réconciliation, nommé par décret du président de la République en Conseil des ministres et qui réunit aujourd’hui autour de sa personne, un consensus national.

Pour manifester sa bonne volonté ainsi que son esprit d’ouverture et de responsabilité, l’UFC a offert de renoncer à un de ses sièges de la CENI au profit de Mgr BARRIGAH ou de tout autre prélat proposé par la Conférence des évêques ou encore, de toute autre personnalité extérieure de consensus.

Le RPT rejette l’idée de recourir à une personnalité neutre, fût-elle Mgr BARRIGAH. Ainsi, le principe même du recours à une personnalité extérieure de consensus est rejeté. En revanche, le RPT cherche à tout prix à imposer à la tête de la CENI, un membre de la sensibilité RPT.

Le blocage actuel créé par cette attitude intransigeante, est de nature à aggraver la crise togolaise et annihile de ce fait, toutes les chances d’une véritable réconciliation nationale.

En effet, le processus Vérité-Justice-Réconciliation n’aurait aucun sens s’il n’incluait pas l’organisation en 2010, d’une élection présidentielle crédible et acceptée par tous. Voilà pourquoi, les populations togolaises, la classe politique et la communauté internationale doivent conjuguer leurs efforts pour empêcher l’attribution du poste de président de la CENI au RPT afin d’éviter la réédition des situations de fraude dans lesquelles les présidents imposés à la tête des CENI par le RPT ont toujours joué un rôle central.

Dans l’intérêt du processus Vérité-Justice-Réconciliation aussi bien que dans celui du processus électoral en cours, le consensus doit nécessairement prévaloir pour le choix du président de la CENI.

Il y va de l’apaisement du climat politique dans le pays. Il y va surtout du règlement de la crise qui mine notre pays depuis tant d’années.

L’Union des Forces de Changement (UFC) appelle les populations togolaises et l’ensemble des forces démocratiques en lutte pour le changement, à la mobilisation générale afin d’obtenir l’attribution du poste de président de la CENI à une personnalité neutre et consensuelle.

Pour le Bureau National,

Le Vice-Président

Patrick Lawson

En photo : Gilchrist Olympio, le président de l’UFC

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1 commentaire
  • Le consensus remplace de nos jours le mot « souveraine » des annees 90 introduit au Togo toujours par les memes individus.

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