lundi 06 septembre 2010 newsletter togo diaspora

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Diaspora cherche médecins et chirurgiens togolais

01 septembre 2009

SANL’association « Diaspora togolaise en France » souhaite mettre en place une base de données de médecins et chirurgiens togolais de la diaspora afin d’ « initier » un projet Tokten (Transfer of knowledge through expatriate nationals) au Togo. Le PNUD (Programme des Nations-unies pour le développment) poursuit depuis plus de 26 ans le programme Tokten pour le transfert des connaissances par l’intermédiaire des nationaux expatriés.
L’association togolaise entend également recenser les besoins des hôpitaux au Togo « en vue de programmer ‘une caravane de la santé dans le cadre du programme Tokten ».

Il s’agit pour les « professionnels togolais de la médecine exerçant à l’étranger de pouvoir travailler dans les hôpitaux et centres médicaux togolais en vue d’apporter leurs expertises professionnelles à leurs collègues locaux pendant quelques semaines ».

Le programme Tokten est notamment en place au Mali, au Rwanda, au Sénégal, mais aussi au Liban, en Palestine, au Pakistan, en Bosnie-Herzégovine, la Chine, l’Inde, la Pologne, la Turquie ou encore au Vietnam. Il consiste à encourager et à faciliter la mobilité internationale des membres qualifiés des diasporas vers leur pays d’origine. Les missions sont pensées « pour de courtes périodes, d’une semaine à trois mois afin de mettre à disposition les connaissances qu’ils ont acquises à l’étranger, avec comme principale motivation de prendre part au développement de leur pays », précise l’association togolaise.

Une étude du ministère sénégalais des « Sénégalais de l’extérieur » montre que la mise en place de Tokten a « permis de constater un réel transfert de connaissances à un coût réduit, souvent avec des économies de 50% à 70% et ce dans un délai relativement court ». Une telle initiative « sert à corriger le phénomène de la ‘fuite des cerveaux’ qui se caractérise par l’installation dans les pays d’accueil ou d’études des professionnels natifs des pays en développement » Il permet aux migrants qualifiés d’ « apporter leur expertise à leur pays d’origine sans prendre le risque de perdre les privilèges acquis dans leur pays de résidence ».

Le PNUD prend en charge les déplacements des participants identifiés et « c’est l’institution nationale chargée des expatriés nationaux ou le ministère des Affaires étrangères qui coordonne ce programme avec l’appui de la représentation locale du PNUD ».

Pour le Sénégal, la prise en charge concerne le billet d’avion ainsi que 300 dollars « pour couvrir les faux frais (transport à l’aéroport, visas, communications téléphoniques, les taxes d’aéroport, etc..) », une indemnité journalière de subsistance, une assurance de voyage et une assurance médicale.

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